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Média La hausse des frais de scolarité et le droit à l'éducation au Québec

 
Geneviève Bois est une étudiante en médecine de l'Université de Montréal qui vit au Danemark, elle prends position sur la hausse des frais de scolarité au Québec. En comparant la situation des étudiants et la gratuité des études universitaires au Danemark avec ce qu'elle peut vivre au Québec, elle nous offre une nouvelle perspective, et pose de nouvelles questions.
 
Ci-dessous les liens des principales associations étudiantes de la région de Montréal.
 
Lien vers les étudiants de médecine en grèeve
http://medecineudemengreve2012.weebly.com/
 
Association des étudiantes et étudiants en médecine de l'université de Montréal
http://www.aeemum.org/joomla/
 
Association des étudiant(e)sen médecine de l'université McGill
http://students.med.mcgill.ca/mss
 
Regroupement des étudiants en médecine de l'Université Laval
http://www.remul.org/
 
Association des étudiants en médecine de l'université de Sherbrooke
http://pages.usherbrooke.ca/ageemus/
 
 
Association pour une solidarité syndicale étudiante
http://www.asse-solidarite.qc.ca/spip.php?page=accueil&lang=fr
 
Site Internet de la campagne ENSEMBLE BLOQUONS LA HAUSSE et de la coalition large de l' ASSÉ : http://www.bloquonslahausse.com/
 

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3 commentaires

J'ai 60 ans. Je me suis battu et me bats pour plus d'équité. Penser que l'accès au savoir est une marchandise privée sans connotation avec la société, c'est un peu comme penser que l'achat individuel d'auto n'a aucune conséquence sur la circulation ou que l'achat d'une propriété unifamiliale en banlieue n'a aucune incidence sur l'étalement urbain et ses coûts pour l'ensemble de la société. Les gens que l'on forme dans nos universités contribuent au développement de notre nation, ils ne font pas que "s'acheter" une formation. Or, la façon la plus équitable de tenir compte de cette contribution en lien avec les coûts d'une formation universitaire est bien connue: elle est modulée selon les revenus réels qu'auront les étudiants par la suite. Elle s'incarne dans l'impôt (progressif) sur le revenu et dans l'impôt sur les gains des entreprises: plus tu gagnes et plus tu contribues en rendant en partie à la société ce qu'elle t’a permis d'obtenir. Autrement, l'effort demandé par les moins bien nantis pour payer des frais fixes est beaucoup élevé que pour les plus riches. À la limite, on pourrait même concevoir une mesure prévoyant une imposition particulière pour les finissants universitaires s’articulant en fonction des revenus gagnés après leurs études et pour une période de temps déterminée. Mais de vouloir endetter, préalablement à leur entrée sur le marché du travail, les étudiants les moins bien pourvus financièrement comme Charest et Beauchamp veulent le faire, c'est condamner de jeunes gens à un endettement exagéré au moment même où ils doivent rencontrer toutes les dépenses que nécessitent les débuts d'une vie active. C'est hypothéquer leur avenir avant même qu'ils aient des enfants. Alors que partout on dénonce le surendettement des ménages, ce gouvernement, d’une main, ne pense qu’à compromettre l'avenir de ceux et celles qui auront encore le courage de vouloir s'instruire, alors que, de l’autre main, il se montre si généreux envers des entreprises étrangères à qui il déroule le tapis rouge pour venir spolier nos ressources naturelles…

21 mars 2012 11:19:58 EDT